Anniversaire de Star Trek IX : Insurrection

 

Le 11 décembre 1998 sortait sur les écrans américains Star Trek IX : Insurrection réalisé par Jonathan Frakes, alias le Commander Riker. Voici le synopsis :
 

 2375, dans la zone de Briar, sur une planète lointaine aux confins de la Fédération, une équipe d'observateurs étudie, cachée, la population d'un petit village paisible.
Les habitants, les Ba'kus, mènent une vie tranquille, refusant toute technologie. Les observateurs sont les Son'as, une espèce stérile et vieillissante, dont le chef se nomme Ru'afo et la Fédération, dont le représentant sur place est l'amiral Matthew Dougherty. Soudain, l'un des observateurs semble devenir fou: il tire sur les autres observateurs, les fait prisonniers et détruit le dispositif de camouflage du poste d'observation. Cet observateur, c'est Data !
À bord de l'U.S.S. Enterprise NCC-1701-E, le capitaine Picard se sent vieux et fatigué, obligé d'enchaîner les visites de diplomatique, destinées à renforcer la Fédération qui subit de lourdes pertes à cause de sa guerre contre le Dominion (voir la série DS9). La dernière de ces visites lui fait rencontrer les Evoras, un peuple qui vient à peine de découvrir la distorsion ! Cette visite lui permet tout de même de retrouver Worf qui organisait le système de défense de cette région. Au cours de la réception, Geordi LaForge lui apprend qu'il a reçu un message de l'Amiral Dougherty qui lui demande les plans de Data afin de pouvoir le neutraliser. Peu convaincu par les arguments de l'amiral, Picard décide de se rendre sur la planète avec l'Enterprise-E.
En arrivant sur place, Picard rend visite à Ru'afo et Dougherty pour en savoir plus ; pendant l'entrevue, le vaisseau Son'a est attaqué par une navette de la Fédération pilotée par Data. À bord d'une navette de l'Enterprise-E, Picard et Worf le poursuivent et réussissent à le désactiver. En étudiant Data, LaForge s'aperçoit qu'on lui a tiré dessus : c'est à la suite de ce tir que Data est devenu "fou". Picard se téléporte sur la planète Ba'Ku pour élucider le mystère ; il y rencontre Anij, l'une des chef des Ba'kus.
Avec Data, il découvre un transport de la Fédération camouflé, équipé d'un dispositif holographique recréant le village ba'ku : visiblement, les Son'as, avec l'aide de la Fédération, avaient l'intention de déplacer la population sans qu'elle le sache. En revenant à bord de l'Enterprise-E, Picard découvre un autre fait étonnant : le champ métaphasique qui entoure la planète permet non seulement d'arrêter le vieillissement, mais il a des vertus de guérison et de rajeunissement.
Comprenant enfin pourquoi l'amiral Dougherty et les Son'as veulent la planète, il apprend que la Fédération a donné son accord à cet acte immoral : s'accaparer la planète pour posséder une fontaine de jouvence. Décidé à protéger la planète et Anij, dont il est tombé amoureux, Picard s'insurge et se rend auprès des Ba'kus en compagnie de Worf, Data, Beverly Crusher et Deanna Troi pour les aider à se défendre.
Pendant ce temps, William Riker dirige l'Enterprise en-dehors de la zone de Briar afin de communiquer au Conseil de la Fédération la gravité de la situation. Furieux, Ru'afo lance deux vaisseaux Son'as contre l'Enterprise.
Sur la planète, Picard et les Ba'kus sont attaqués par Gallatin, le second de Ru'afo, qui tente de les téléporter de force sur le vaisseau aimiral Son'a. Lors des combats, le docteur Crusher fait une découverte stupéfiante: les Ba'kus et les Son'as sont la même espèce à une différence près : les Son'as ont vieilli. Finalement Picard est à son tour téléporté. A bord du vaisseau Son'a, Ru'afo explique à Picard que les Son'as sont des Bakus exilés pour avoir voulu utiliser la technologie. Après avoir quitté la planète, ils ont commencé à vieillir. Depuis lors, Ru'afo n'a qu'une pensée, se venger en détruisant la planète, tout en condensant les radiations métaphasiques qui permettent de rajeunir.
L'amiral Dougherty comprend enfin son erreur, il a engagé la Fédération dans une horrible vendetta et en tentant de convaincre Ru'afo, se fait assassiner. Gallatin, pris de doutes, refuse de laisser détruire la planète et il aide Picard à s'échapper.
De son côté, Riker a réussi à se débarrasser des vaisseaux Son'as grâce a une manœuvre audacieuse et continue son chemin pour contacter les autorités de la Fédération.
Finalement, Picard parvient à stopper Ru'afo et empêche le vaisseau collecteur Son'a de détruire la planète. Riker revient à bord de l'Enterprise avec la promesse du Conseil de de Fédération que le cas de la planète Ba'ku sera réétudié. Le capitaine Picard et l'équipage font leurs adieux au Ba'kus et se téléporte sur l'U.S.S. Enterprise NCC-1701-E qui quitte la zone vers de nouvelle aventures !


Star Trek IX fut un échec commercial, pour un budget de 58 000 000 de dollars il ne rapporta que 113 377 571 de dollars.
Jerry Goldsmith compose pour la 4ème fois la musique d'un film Star Trek. Il utilise à nouveau le thème de la série originale composé par Alexander Courage.

Voici quelques répliques du film :


Adhar Ru'afo :  Le soutien de la Fédération. La Fédération et ses procédures. La Fédération est nulle. Regardez-vous Amiral, la Fédération elle s'écroule. Dans l'espace de ces 20 derniers mois, elle a été attaquée par les principales puissances de ce quadrant : les Borgs, les Cardassiens et le Dominion. Ils ont tous perçu l'odeur de mort qui émane de la Fédération. C'est pourquoi vous avez bondi sur notre offre. Parce qu'elle peut donner à votre chère Fédération une nouvelle vie. Mais êtes-vous prêt à en payer le prix, Amiral ? Parce qu'il y a de graves décisions à prendre et à la seconde. Actuellement l'Enterprise est en route pour dire comment leur brave Capitaine a vaillament pris seul le parti de défendre les Ba'kus. Vos politiciens vont se mettre à tergiverser et pour ne pas déplaire à l'opinion, ils laisseront le public en débattre. Il y a aussi vos alliés qui ajouteront leur grain de sel. Est-ce que je dois continuer ?

Jean-Luc Picard : Entrez.
Ru'afo et Dougherty entrent.
Ru'afo : Auriez-vous l'intention de ne pas relacher mes hommes Capitaine ?
Jean-Luc Picard : J'ai trouvé votre vaisseau fantôme.
Amiral Matthew Dougherty : Ru'afo, si vous me laissiez avec le capitaine...
Ru'afo, hurlant : Non !!!
La peau du front de Ru'afo se déchire et commence à saigner.
Ru'afo : À chaque étape de cette mission la Fédération a accumulé les stupidités. Ou vous libérez tout mon équipage, ou je mets fin à notre alliance en désintégrant l'Enterprise.
Ru'afo se retourne puis quitte la pièce.
 

 

 Dougherty : Vous êtes en grande forme, Jean-Luc. Comme rajeuni.
Jean-Luc Picard : Je refuserai de les libérer amiral. Et j'apporterai tout ceci à notre Conseil.
Dougherty : J'applique à la lettre les ordres donnés par la Fédération.
Jean-Luc Picard : Comment vous ordonnerait-elle de bafouer la Directive Première ?
Dougherty : La Directive Première ne les concerne pas. Il ne s'agit pas de gens qui seraient nés sur cette planète et ils n'ont pas été conçus pour être immortel. On rétablit donc en douceur le cours naturel de leur évolution.
Jean-Luc Picard : Mais qui sommes-nous pour oser déterminer ce qui doit être l'évolution pour ce peuple ?
Dougherty : Jean-Luc, ils sont 600 en tout à peupler cette planète. On peut utiliser les propriétés régénérantes de ces radiations pour en sauver des centaines de millions. Les Son'a ont développé un processus de collecte de particules métaphasiques projetées par ces anneaux.
Jean-Luc Picard : Qui appartiennent à la Fédération par traité.
Dougherty: C'est vrai. Nous, nous avons la planète et eux ont la technologie. Une technologie qu'on a jamais sû reproduire. Vous savez ce que ça fait de nous ? Des partenaires.
Jean-Luc Picard : Oui, des partenaires qui ne sont rien de plus qu'une bande de voyous.
Dougherty : Sur Terre, le pétrole a permis un jour qu'une bande de voyous devienne les maîtres du monde. La distorsion a permis à une bande de Romuliens de conquérir un empire. On est de taille face aux Son'a, je n'ai pas d'inquiétude là-dessus.
Jean-Luc Picard : Il est fort probable qu'on ait dit la même chose à propos des Romuliens il y a un siècle.
Dougherty : Par la métaphasique, notre espérance de vie doublera. C'est un bond absolument gigantesque pour la médecine. J'ai sû que votre ingénieur-en-chef avait l'usage de ses yeux pour la première fois de sa vie. Oseriez-vous le priver de ça ?
Jean-Luc Picard : Il y a des particules métaphasiques en abondance par ici, pourquoi irait-on les prendre sur cette planète ?
Dougherty : C'est leur concentration dans les anneaux qui provoque tout le phénomène. Je n'en sais pas davantage si ce n'est qu'il n'injecte une substance dans les anneaux qui entraine une réaction thermolytique. Quand ce sera fait, la planète deviendra inhabitable pour des générations.
Jean-Luc Picard : Amiral, retardez la procédure qu'on puisse, nous aussi, appliquer cette technologie.
Dougherty : Tous nos plus grands savants s'y sont employés sans succès. Les Son'a sont la seule et unique solution.
Jean-Luc Picard : Alors c'est risqué qu'ils installent leur colonie sur la planète et qu'on perde tout...
Dougherty, coupant la parole à Picard : Il faudrait 10 ans de position constante dans ces anneaux pour qu'ils commencent à rajeunir. Certains d'entre eux n'ont pas cette espérance de vie. De toute façon, ils n'ont pas envie de vivre au milieu de ce maelström magnétique, il faut être fou.
Jean-Luc Picard : Comme les Ba'ku. Nous sommes prêts à trahir les principes à partir desquels la Fédération a été créée. Cette aggression sapera ses fondations. Et nous aurons détruit les Ba'ku. Car c'est le résultat inévitable dans tous les cas de figure quand on force les gens à quitter l'endroit où ils vivent.
Dougherty : Allons Jean-Luc, il ne s'agit ici que de déplacer 622 personnes.
Jean-Luc Picard : À partir de combien de gens nos lois s'appliquent-elles ? Feriez-vous deux poids deux mesures ? 900 ? 950 ? 10 millions ? À partir de combien de gens est-on couvert par nos lois ?
Dougherty : Vous partirez vers Goran dans la soirée. Je vous donne aussi l'ordre de relacher tous les officiers Son'as. Envoyez les messages de protestation à travers tout l'espace. L'amiral se retourne et quitte le bureau du Capitaine et s'arrête au pas de la porte tout en se retournant en direction de Picard. Mais avant que n'arrive un contre-ordre, nous les aurons déportés.

Jean-Luc Picard : Vous avez amené la Fédération à se mêler d'une monstrueuse vendetta, Amiral. Des enfants qui reviennent pour chasser leurs aînés. Tout comme ceux-ci les avaient chassés. Sauf qu'à présent pour se venger, Ru'afo est disposé à aller jusqu'au parricide.
Dougherty : Je... Je n'ai agis que pour la Fédération.

Durant la bataille spatiale avec les Son'a.
Riker : Geordi ? Ce sont des poches de gaz métréon ?
LaForge : Oui commander, gaz très volatile, je recommande qu'on prenne nos distances !
Riker : Négatif, j'ouvre en grand les collecteurs pour récupérer un maximum de gaz.
LaForge : Mais ça peut exploser !
Riker : Mais comment que ça va exploser ! J'ai l'intention d'en gaver les Son'as jusqu'à la gorge !
Lieutenant Daniels : Commander, et si l'une de leur torpille atteint ce gaz ?
Riker : c'est la seule manoeuvre à faire Monsieur Daniels !
LaForge : C'est ce que les historiens appelleront plus tard la Manoeuvre de Riker.
Riker : Si ça fonctionne ! Ordinateur, accès à manette de gouvernail. Transfert timonnerie en manuel.
LaForge : Du net stockage des cellules en capacité maximale.
Enseigne Perim : En proue ils vont tirer en éventail.
Riker : Evacuation des collecteurs. Attention, paré, à fond la caisse !
LaForge : Collecteurs évacués.
L'Enterprise vire de bord et diffuse le gaz devant les Son'a qui tirent et sont détruits par le souffle de l'explosion.

Jean-Luc Picard : Geordi ?
Geordi LaForge : Capitaine. Les analyses nous révèlent qu'il ne s'agit pas de mes implants et que c'est en rapport direct avec mes yeux. À l'instant où le Docteur Crusher a mis hors fonction les liens occulaires, elle m'a dit que les cellules de mon nerf optique commençaient...
Jean-Luc Picard : Commençaient à se régénérer ?
LaForge : Ça peut s'arrêter. Alors, c'est peut-être ma seule chance et je dois le faire avant que nous repartions d'ici. Je n'ai jamais vu le Soleil se lever. Du moins, pas comme vous le voyez.

 

 

Source : Wikipedia et Memory Alpha

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